Cette mesure qui devrait être applicable dès le 1er janvier 2009 a provoqué bien des remous dans le monde de l’entreprise.
En ce qui concerne le départ volontaire à la retraite, il est possible actuellement de partir à la retraite avant 60 ans, mais pour toucher sa retraite à taux plein, le salarié doit avoir cotisé pendant 40 années (41 année à partir de 2012). S’il cotise davantage que le nombre d’années prévues, il touche une « surcote » de 3 % par an. Ce que la nouvelle loi modifie, c’est l’âge de mise à la retraite d’office, c'est-à-dire l’âge auquel un employeur peur décider de se séparer de son salarié en, le mettant, d’office, à la retraite. Jusqu’à présent, cet âge de mise à la retraite d’office était fixé à 65 ans.

Or, d’après une étude Randstadt, effectuée en novembre 2008 auprès de 976 salariés, il apparaît clairement que cette mesure n’a pas été très bien perçue. En effet, 79 % des salariés interrogés se déclarent opposés à cette mesure et 54 % y sont « très défavorables ».
Les salariés qui portent le jugement le plus favorable sur cette mesure sont :
Les jeunes à 28 %
Les cadres à 30 %
Les personnes les plus aisées à 43 % (plus de 5 000 € /mois)

84 % des salariés interrogés déclarent ne pas vouloir travailler au-delà de 65 ans et ce pourcentage se module en 88 % pour les plus âgés et 75 % pour les plus jeunes.

Parmi ceux qui accepteraient de travailler au-delà de 65 ans, les raisons invoquées pour poursuivre leur activité professionnelle sont : Le désir de rester actif : 53 % Le désir de maintenir leurs revenus : 46 %

Les Franciliens (62 %) et les hommes (60 %) avancent prioritairement le souhait de rester actif le plus longtemps possible tandis que les motivations financières sont davantage évoquées par les femmes (53 %).